Sur le blog, l’exercice « c’est du bidon » à fait un bide. Que des bonnes réponses. Heureusement que je l’avais utilisé en classe, pour observer d’autres fonctionnements de la pensée. En effet si je vous dis 50 et 51 inévitablement les automatismes mentaux fabriquent « 1 » ! Surtout que 51 se dit 50 « et » 1. Si en plus on met côte à côte le mot « huile » et 50, quoi de plus naturel que le bidon coûte 1 euro ? C’est typique de la pensée qui émerge spontanément à partir d’une stimulation sensorielle. Nous sommes en présence de ce que l’on pourrait appeler paradoxalement une « illusion logique ». Un peu comme l’exemple de l’illusion visuelle ci-dessous.
par Charles Lostis
publié dans :
Général
Sauriez-vous " voir " mentalement la figure du haut dans le nuage de points ? Précisons qu'elle a la même forme et la même taille mais qu'elle peut avoir pivoté.
Cherchons à comprendre comment nous avons fonctionné dans notre tête. Par quelles étapes ou hésitations sommes-nous passés ? Pour mutualiser notre réflexion je vous propose de mettre en commentaire le conseil que vous donneriez à quelqu'un pour qu'il trouve seul .
par Charles Lostis
publié dans :
Exercices
Au delà de la beauté et de la poésie que porte ce film, on peut avoir une attention particulière pour la mère qui nous offre un modèle de médiation entre le monde extérieur des adultes et celui des enfants. Pleine de douceur et de gestes tendres elle dirige fermement l’éducation de sa fille aînée. Elle engage l’enfant sur des objectifs, signale les limites et les dangers, s’assure d’être bien comprise. Elle cadre l’action par un verbe ferme et précis. Cela n’est pas sans rappeler le fameux " holding " observé chez nombre de groupes humains que certains osent encore qualifier de "primitifs " . Le " faire " est enveloppé de verbalisation pour qu’un jour le verbe guide le " faire ". Sans cesse elle donne du sens : ramasser des bouses, garder le troupeau, s’occuper de ses frère et sœur, elle montre à l’enfant la place qu’il occupe au sein de la famille. Elle cultive le sentiment d’appartenance à un groupe humain. Comme le montre la garde du troupeau la mère ne peut à distance maintenir l’enfant dans l’axe de la tâche. Ce dernier reprend le fil de ses élans d’enfant ce qui conduit à l’égarement. La mère reste calme. Elle n’exprime aucun jugement négatif. Toujours, elle négocie les situations délicates en injectant du positif dans la pensée de l’autre. Convaincre plutôt que contraindre. C’est doux et pourtant ferme donc efficace. Le seul moment d’affolement chez la mère est celui de la perte de son fils. Alors le père devient calmement directif. Il donne des instructions précises qui permettent à tous d’entrer dans un " faire " bien cadré pour contenir l’angoisse. Cette sérénité est aussi à relier aux rites associés à des croyances vraies. Par des entrée sensorielles ritualisées, la mère active des croyances qui saturent les aires frontales et empêchent la montée des angoisses générées par les amygdales. Décidément ce film va très loin. Il soulève des questions essentielles pour l’homme. Je le recommande vivement.
par Charles Lostis
publié dans :
Général
par Charles Lostis
publié dans :
Général
Lorsque ma collègue, Evelyne Bonnerot, a demandé des volontaires pour participer à un groupe de travail, nous avons été surpris de voir 15 des 35 élèves se proposer. Alors que nous sommes en octobre, que ces élèves viennent d’arriver au lycée, qu’ils sont dans l’incertitude de réussir, qu’ils ont à résoudre une multitude de problèmes nouveaux, avoir une heure de plus à l’emploi du temps, pour une activité non immédiatement rentable sur le plan scolaire, et en sachant qu’ils vont être confronté à des situations difficiles ne les rebute pas. Les démarches protocolaires et administratives ayant duré plus longtemps que prévu ce sont les élèves qui ont insisté pour que le groupe commence à fonctionner.
par Charles Lostis
publié dans :
Général


